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 Autre passion...

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Gilles Fournaises
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Lun 4 Jan 2010 - 22:17

Salut, Karakaï ! A ce rythme Tu vas bientôt passer Archi-scribe dis-moi !

Bon alors, après ce nouveau jet... AUCUNE critique de style littéraire!!! Shocked ça va me manquer Sad Laughing

Bien sûr mon style à moi c'est une préférence pour les titres hyper cours, genre "sombres dessein". Mais bon, ça c'est une question de goût.

Pour l'histoire elle-même :

1) le coup de se mettre la main sur la tempe pour se conscentrer... j'ai explosé de rire !! bon, disons que c'est un peu cliché. si tu veux encore améliorer ton texte, tu devrais réfléchir à un autre geste je pense. Mais bon, c'est mon avis et tu as tout a fait le droit d'avoir ta vision des choses, après tout c'est TOI l'auteur, donc c'est toi qui vois au final !


2) A partir de :

Citation :
Arloun, l’aventurier inspectait les traces fraiches de

Là j'ai plus tout compris... c'est pas les trois même aventuriers qui se sont battus contre Vastel puisqu'après on les retrouve entrain de faire les sauvages?
Si c'est le cas... ben j'attends la suite pour mieux comprendre la téléportation trans-kilomètrale Laughing
Si c'est pas le cas, je te conseillerai bien de les distinguer plus (mets en quatre au lieu de trois...ou deux seulement..., enfin quelque chose quoi)...

3) si l'auteur veut bien faire plaisir à son lecteur il pourrait encore compléter sa belle description de la ville roc-forêt... Smile

4) Pour le dernier passage avec vastel :

Citation :
L’aventurier courait partout avec ses amis et tuait, brûlait, égorgeait en ricanant de plaisir, les pauvres citoyens de Greyhall. Vastel le suivait avec le même enthousiasme et il ne savait même pas pourquoi. Puis les aventuriers se transformèrent en Am’nur, les démons du mal qui ne firent qu’une bouchée de Vastel. Soudain, Vastel se trouva devant un bébé au milieu du noir. Ce bébé, c’était lui.

Passé la surprise, j'ai finalement conclu que Vastel devait être entrain de délirer sous l'effet de la fièvre... mais m'a fallu raisonner un peu.

Pour aider le lecteur, peut-être devrais-tu débuter c petit paragraphe, avec un autre terme que "L'aventurier" qui, parce qu'il est trop rapproché de celui que tu as employé pour les nouveaux aventuriers d'la forêt, embrouille trop les idées... ou alors faudrait évoquer de façon volontairement ambigüe Vastel en mauvais état, genre "Vastel transpirait, le souffle lui manquait. Devant lui, l'aventurier courait..." Enfin, c'est mon avis.

Bon bon, à part ça c'est un peu étrange que des elf se laisse diriger par un homme. Mais c'est pas un homme tout simple apparemment un puissant sorcier. Donc j'ai pas d'autre objection.

Voili voilou ! A+
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Karakaï
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Mer 6 Jan 2010 - 20:44

Das suite...
Dsl j'ai pas le temps de mettre en italique et tout ça j'éditerais demain soir...
Sinon je voudrait bien savoir qui de vous suis mon histoire et l'aime et ceux qui l'aime pas...(c'est possible? )
J'éclairci à peine la partie de Vastel et réécrit des truc (faute de temps).
Aller bonne lecture study

Duel sous les lampadaires:

Quelque chose avait heurté sa tête. Vastel se disait que les rires qui fusaient derrière lui ne présageaient rien de positif. Vastel était un homme de la cinquantaine très sérieux qui n’avait pas pris le temps de beaucoup rire dans sa vie. Ses cheveux et sa moustache bien coiffés tiraient du marron au blanc. Son visage plissé par quelques rides abritait deux yeux noirs qui en disaient long sur sa vie remplie d’événements qui lui avaient donné un caractère implacable. Il osa un coup d’œil derrière lui et comprit tout de suite qui avait lancé ce je ne sais quoi; une bande d’aventuriers, ils étaient trois, mal vêtus mais armés jusqu’aux dents. Pour Vastel, ces gens là ne sont que des mercenaires et des troubles fêtes. Il avait mieux à faire que de réprimander ces jeunes pleins de fougue qui finiraient surement leurs vies dans le ventre d’un troll ou pendus sur la place publique. Vastel se retourna et bu d’un trait sa bière dont une goutte coula de sa bouche et vint dégouliner sur son veston noir de cuir souple boutonné d’or.

- Moi, les vieux troufions de capitaine je les défonce tous les matins d’un bon coup de marteau !

A ces mots, Vastel recracha un peu de bière, se leva brusquement et se tourna vers ces bandits, goujats, mercenaires, pilleurs… Il annonça d’une voie forte:

- Alors viens gouter au fil de mon épée puisque tu es si sûr de toi !

Le sourire de l’aventurier s’effaça. Il voulait seulement titiller le chef de la garde pas le provoquer en duel. Vastel était connu pour ses prouesses au combat et personne ne l’avait jamais vaincu en duel excepté un… mais ça c’est une autre histoire. Le visage blême de peur, l’aventurier se leva et s’écria en essayant de contenir son angoisse :

- Soit, allons maintenant croiser le fer dans la rue à coté que tout le monde puisse admirer votre retraite.
- Cela sera un combat à mort, vagabond des ruines.

Il ne répondit pas mais sortit de l’auberge pour attendre le vieil homme à l’extérieur. En fait il voulait surtout éviter le regard droit et strict du capitaine plus haut que lui et parfaitement habillé.

Avant de s’engager dans l’allée le capitaine de la garde regarda une dernière fois les citoyens dans l’auberge ; ils retenaient leur souffle. Leurs yeux n’étaient qu’anxiété. Il fallait bien leur pardonner, cette ville était une paisible bourgade où le combat n’existait plus. Vastel sentit quelque chose tirer sur ses chausses. Le vieil homme baissa son regard. Une douce enfant aux cheveux miel lui tendait une rose. Il ne savait pas pourquoi ses yeux humides brouillaient les détails, il caressa ses longs cheveux, l’embrassa sur la joue et prit avec beaucoup de mal les fleurs. Des larmes coulaient sur ses joues pourtant encore rouges de colère. Craignant de s’humilier en publique, Vastel donna un violent coup de pied dans la porte et sortit dans la rue.


Le soleil venait de se coucher et les lampadaires éclairaient avec peine la rue pavée. Vastel s’avançait d’un pas lent et observait les maisons autour de lui; d’un côté une haute demeure percée de quelques fenêtres et dont le bois était sombre et les tuiles peintes en noir contrastaient avec le crépit rouge bordeaux.
De l’autre côté se trouve la taverne aux tuiles d’argile et d’un bois séché au soleil parfaitement coordonné avec le blanc du crépit. Les vitres étaient coupées en losange séparés par des tuyaux de fer. Mais une voix le sortit de ses songeries.

- Alors on n’a plus la force de combattre ? Ou bien adressais-tu tes adieux à ta chère ville ?

Il n’eut comme réponse qu’un « grumpf » de mécontentement. Vastel secoua la tête pour bien se réveiller de sa léthargie, serait-il devenu nostalgique avec l’âge ? Lui le puissant guerrier de cette ville, qui maniait comme personne le sabre ? Et voilà qu’il recommençait à parler au passé. Vastel lâcha un autre soupir d’ennui (ou un « grumpf » c’est comme vous préférez) et empoigna son sabre de sa main gauche. Le contact de cette garde en or sculptée à merveille lui redonna courage et vigueur. Pris dans son élan il commençait à enchainer des moulinets dans l’air ce qui lui donnait un air terriblement habile. Vingt-pas plus loin, la vue du changement de hargne dans les mouvements et le visage de cet homme faisait perdre son courage à l’aventurier…

Un petit vent s’était levé, la cape blanche de l’aventurier flottait à coté de lui laissant voir son attirail. Il portait une armure de cuir dont les bords sortaient inégalement de sa ceinture où pendaient deux solides lames. En les observant (car pour lui la meilleure arme de la guerre reste de connaitre son ennemi) Vastel cru voir une onde blanche traverser une des lames et d’ailleurs celle que son adversaire dégaina mais se dit que ce n’était qu’un reflet, cette arme restait inconnu. Elle était courte de 250mm et avait une forme courbée. Son manche doré ne comportait pas de garde. L’autre était simple mais bien plus longue, sa garde en bronze et sa lame en acier en faisait une très bonne épée.

L’aventurier ne lui laissa pas plus de temps car il venait de s’élancer. Déjà les fers des deux lames se croisèrent en un bruit assourdissant. Quelques fois des étincelles s’envolaient dans les airs au choc de deux si grandes forces. L’aventurier enchainait feintes, pirouettes et cris de rage tandis que Vastel, lui, parait avec souplesse. Cependant le capitaine perdait du terrain et les coups de l’aventurier redoublèrent d’ardeur. Vastel n’arrivait pas à reprendre le dessus et avait perdu tout sens du combat quand soudainement il eut un éclair de lucidité lorsque l’aventurier tenta une feinte dont il se souvint. L’aventurier avait abaissé son arme pour le frapper à la jambe gauche, Vastel para le coup de son épée mais c’était le but de la démarche car après le torse de celui-ci n’était plus protégé et l’aventurier allait remonter sa lame pour le trancher de tout son long. Mais Vastel dévia la lame du flanc droit de sa botte et en un éclair entailla le bras gauche de son adversaire. Ses yeux brillaient d’une intelligence nouvelle, la confiance remontait en lui ! Le capitaine reprenait du terrain et frappait avec une telle ardeur que l’aventurier vacillait. Des applaudissements sortaient de la taverne et de l’autre côté de la rue. Vastel reprit avec fureur ses feintes. Il abaissa son épée vers la tête en la serrant des deux mains, l’aventurier para le coup en laissant à découvert son ventre. Vastel lui asséna un violent coup de botte qui le fit reculer, puis abattit un violent coup horizontal qui ouvrit une plaie béante sur le ventre de l’aventurier. Celui-ci restait sur ses pieds mais était prêt à défaillir. Vastel reprit le combat en abattant une pluie de coups sous laquelle le pauvre adversaire finit au sol entaillé de toute part, le front perlé de sueur. Il hoquetait les poings crispés, allongé dans une mare de sang.


Un revers inattendu :

- Bien, je te laisse une once de vie car j’ai d’autres chats à fouetter que de corriger des petits aventuriers dans ton genre.

Une quinte de toux et un crachat de sang fut sa seule réponse. Il était en piteux état et le capitaine en eu presque honte mais bon, il l’avait cherché. Vastel se retourna, rangea son sabre dans un impressionnant moulinet puis repartit en direction de son domicile. Soudain des gens poussèrent un cri d’étonnement et une éclatante lumière leur brulait les yeux. La lumière venait de l’aventurier qui serrait de toutes ses forces son épée. Chaque entaille, chaque cicatrice, la moindre goûte de sang et once de fatigue disparurent de son corps. La lumière s’en alla comme elle était venue. L’épée elle, s’était transformée en tas de cendre. L’aventurier se leva et tira son autre épée de son fourreau. En une course folle et avec un cri de rage, il asséna un violent coup dans le côté du capitaine qui n’avait pas bien compris les avertissements de la peuplade autour de lui. Le capitaine surpris par la douleur soudaine ouvrit de gros yeux et cracha une gerbe de sang. Vastel se retourna et allait répliquer quand il s’effondra, épuisé. Les spectateurs surpris lâchèrent des cris de terreur en voyant leur capitaine bien-aimé se renverser.



Non loin de là, perché sur une bute à l’orée de la forêt, un urnack scrutait la paisible ville de GreyHall. Ses yeux inhabitués à la lumière eurent une douloureuse brûlure lorsque la lumière éclatante de l’aventurier illumina cette nuit sans lune. Slorgo, l’urnack quitta son poste de sentinelle et s’engagea sur un chemin sinueux qui remontait dans la Forêt des Constructeurs. Elle portait ce nom car elle poussait dans les ruines de l’ancienne ville de GreyHall détruite par le mal une centaine d’année plus tôt. Slorgo arriva à destination. Un campement en effervescence avait vu le jour dans le plus grand secret au milieu de ruines où personne ne s’aventure. Des urnacks couraient partout en apportant armes et éléments de guerre aux divers points forts du camp. Des skateurs, ces terribles humains des mers, avaient quitté les flots pour rendre service au mal en forgeant des armes dans les flammes de brasero rythmé par les coups lourds des marteaux. Leur visage dur souvent couvert de cicatrices et de tatouages. Leurs têtes étaient dégarnies de cheveux, ils portaient d’épaisses fourrures et des haches d’armes pendaient à leurs ceintures. Plus loin, des flèches plantées à leurs pieds, des renégats elfes encochaient et tiraient à une vitesse et une précision impressionnantes sur des cibles accrochées aux arbres. Ils avaient troqué leurs belles toges de vert et de blanc pour des armures de cuir souple. Sur la droite de Slorgo se tenaient des urnacks et skateurs qui s’entrainaient à la hache et l’épée courte. Debout, devant l’un d’eux à genou, se tenait dans sa fière armure, Rangak.


L’aventurier écrasa le bras du capitaine de la garde et le dépouilla de toutes ses armes qu’il jeta à ses deux amis se tenant au bord de la route. Vastel gémissait de plus belle et recracha un léger filet de sang.

- Bon je vous laisse la vie… j’ai bien d’autres choses à faire que de vous tuer dit-il en couvrant le bruit de la quinte de toux dont Vastel était prit.

Les trois aventuriers s’en allèrent en direction des écuries. Des hommes vinrent soulever Vastel et l’emmenèrent chez le médecin. Ils le déposèrent sur un lit. Le médecin commençait déjà à l’ausculter, le palper et écouter le battement de son cœur. Les femmes les lèvres pincées et les hommes le regard vide attendaient le verdict du docteur. Le visage de Vastel était troublé. Le sang sortait abondamment de sa plaie et il était souvent pris de convulsions et de frissons. Le docteur se leva. Ses cheveux gris et son visage ridé témoignaient de ses connaissances et sa sagesse. Il leva la main et allait parler. Tout le monde retenait son souffle.

- Il va s’en sortir, dans quelques jours il sera sur pied dit le docteur avec sérénité.
La foule lâcha un soupir de soulagement

- Si on allait régler son compte au sale voleur qui a fait ça à notre capitaine!

L’homme qui avait parlé était très baraqué et semblait être très influant. Déjà des hommes retroussaient leurs manches et couraient vers la zone du duel en espérant trouver l’aventurier. Ils ne savaient pas que déjà trois cavaliers encapuchonnés quittaient la ville dans l’ombre de la nuit.

Découverte de sombres desseins:

Rangak essuyait sa lame pleine de sang noir. Il venait d’exécuter un minable urnack qui avait faillit à la tâche. Ces êtres stupides quoique sanguinaires ressemblaient à des hommes. Enfin presque se dit Rangak. Ces créatures étaient plus petites que des hommes car elles avaient le dos légèrement vouté. Leurs pupilles de chat étaient d’un rouge sang et leur peau gris clair. Slorgo se dirigea vers Rangak et fit une courbette presque ridicule puis dit de sa voix enrouée et grave :

- Les hommes avoir magie, moi vu lumière magie dit Slorgo avec le peu de dialecte humain qu’il possédait.
- Cela sera à peine plus difficile répondit le chef.
- Mais Slorgo avoir vu grosse lumière.
- Tu crois que ma magie noire et mes hommes ne pourront détruire GreyHall ? hurla Rangak en créant une boule noire tourbillonnante au fond de sa paume. Croyant que sa dernière heure avait sonné, l’urnack gratta le sol de ses griffes acérées en faisant des prières aux dieux les plus sombres. Rangak était un humain. Très grand, il possédait une terrible force mais ses cicatrices et son tatouage autour de l’œil lui procuraient des pouvoirs sombres plus puissants que son épée. Il allait châtier cet insolent mais s’interrompit et posa sa main sur sa tempe. Il avait perçu grâce à sa magie, une présence dans la forêt. Il hurla des ordres aux elfes qui prirent leurs arcs et flèches et disparurent dans les arbres.

Arloun, l’aventurier inspectait les traces fraiches de Slorgo pendant que ses deux amis attachaient les chevaux à l’arbre. Ils avancèrent discrètement dans le sous bois. Une douce brise couvrait le bruit de leurs pas. Les feuilles mortes qui formaient le tapis de sol s’envolaient légèrement et venaient buter contre les jambes des aventuriers. Quelques cailloux pris dans cette danse des éléments dégringolaient le long des rochers massifs des ruines de GreyHall l’ancienne. Ces rochers ne ressemblaient plus à une ville. On croirait que c’était la nature qui avait créé ces voûtes et ces façades de maison. La mousse envahissait le moindre interstice. Des plantes grimpantes parcouraient les ruines en montant jusqu’aux fenêtres dépourvues de vitres. L’univers était merveilleux mais rappelait la terrible guerre qui eu lieu ici. Un craquement fit sortir Arloun de ses pensées. Il tourna sur lui-même. Rien. Etaissent ses amis ? Arloun en doutait. Le bruit de pas était trop régulier par rapport au faible craquement de brindilles qui signifie que des ennemis sont caché non-loin. Il fit signe à ses amis qui formèrent un triangle avec lui, observant chaque buisson, chaque rocher. D’un coup surgirent une dizaine d’elfes, arcs bandés.


L’aventurier courait partout avec ses amis et tuait, brûlait, égorgeait en ricanant de plaisir, les pauvres citoyens de Greyhall. Vastel le suivait avec le même enthousiasme et il ne savait même pas pourquoi. Puis les aventuriers se transformèrent en Am’nur, les démons du mal qui ne firent qu’une bouchée de Vastel. Soudain, Vastel se trouva devant un bébé au milieu du noir. Ce bébé, c’était lui.

-Expliquez votre présence dans les terres de Rangak cracha le chef des elfes avec une hositilité peu commune de sa race.
-Qui est ce Rangak ? répondit avec fougue le plus jeune du trio. C’était le nouveau du groupe. Fort habile à l’épée, bien bâti, il jouissait d’une surprenante force malgré sa petite taille combiné avec l’agilité que cela lui procurait.
-Rangak est le maître de ces lieux et d’ailleurs, c’est lui qui choisira votre châtiment.

Vastel prit bruyamment une grosse quantité d’air comme si il nageait depuis des heures. Il avait enfin reprit conscience. Le front perlé de sueur, Vastel respirait bruyamment en essayant de chasser les dernières images de son rêve. Il venait de se lever dans des draps immaculés. Après avoir bien soufflé et observé la salle qu’il reconnu immédiatement, Vastel essaya de se lever. Il poussa un cri de douleur et retomba sur son lit. Sa côte le faisait affreusement souffrir.
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Gilles Fournaises
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Mer 6 Jan 2010 - 21:35

Bonsoir bon seigneur ! jocolor

Ben , moi je suis fidèle au poste Very Happy . Et je te rassure, t'as plus de succès que moi Rolling Eyes ...

Pour ce nouveau récit,

j'ai aimé :

Citation :
Un craquement fit sortir Arloun de ses pensées. Il tourna sur lui-même. Rien. Etaissent ses amis ? Arloun en doutait. Le bruit de pas était trop régulier par rapport au faible craquement de brindilles qui signifie que des ennemis sont caché non-loin. Il fit signe à ses amis qui formèrent un triangle avec lui, observant chaque buisson, chaque rocher. D’un coup surgirent une dizaine d’elfes, arcs bandés.

Mais :
- je corrigerais en : était-ce ses amis ?
( = est-ce que cela était ses amis)

- je clarifierais en remplaçant "LE bruit de pas" par "LEUR bruits de pas", et en scindant la phrase après "régulier". Sans quoi ta phrase est un peu longue à lire. du coup faudrait reformuler un peu la suite, pourquoi pas supprimer simplement le "par rapport", en débutant direct : "Ce craquement de brindilles était plus révélateur de présences indésirables" ou quelque chose dans ce goût... La fin du paragraphe est très bien Smile

les 2 derniers paragraphes sur Vastel sont très bons, sous réserve :
- de modifier le mot "l'aventurier" du 1er paragraphe, qui engendre une confusion gênante, car on n'arrive pas à comprendre que tu parle à nouveau de celui qui a défié Vastel et pas des 3 nouveaux de la forêt

- du "draps immaculés" qui colle pas trop : Vastel est en sueur et souffrant, ce qui en générale est un état de santé qui ne prête pas à l'hygiène de vie irréprochable que tu suggère par le "immaculés". c'est un peu contradictoire.

Voili-voilou.

En tout cas va-y-avoir du sport !!! mais moi j'reste tranquille ... et j'attends la suite

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Andrej Alaran
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Jeu 7 Jan 2010 - 7:27

Moi aussi je suis ce post depuis le début.
Ne t'inquiete Gilles je suis aussi fan de ton histoire. Dailleurs j'ai pensé que sa serai fun d'écrire les rapports de batailles de ta bande en en faisant des petites nouvelles. study
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Gilles Fournaises
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Jeu 7 Jan 2010 - 8:57

Merci Andrej !

Pour les rapports de bataille, j'y pense vraiment. C'est à mon avis la seule façon de rendre cet exercice intéressant/marrant, plutôt que de relater simplement "et là je sort un double 6 ! pouvoir irrésistible !! la mine de mon adversaire se décompose... "


Mais bon, je viens juste de recevoir les premières fig dema bande, là j'ai des exam', puis faudra les convertir, les peindre, et que j'arrive à conjuguer mon planning avec celui de mon meilleur ennemi Twisted Evil ... donc faudra être patient Rolling Eyes . Mais ça me plairait franchement.
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le baron Van Raile
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Jeu 7 Jan 2010 - 11:31

coucou,

moi aussi je suis avec avidité (non c'est pas ma copine mais juste mon état quand les mail arrivent hehehe). Pour ma part, je trouve ton style très équilibré entre un coté "kitch" et conventionnel qui nous donne des marques, et une originalité dans le traitement des personnages et des actions qui font du texte quelque chose de frais et agréable à lire.

Les conseils de Gilles sont souvent judicieux et les corrections que tu apportes améliore le texte. Un belle exemple de travail d'équipe.

continus

juls
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Gilles Fournaises
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Jeu 7 Jan 2010 - 16:47

Citation :
Les conseils de Gilles sont souvent judicieux

Merci Baron Very Happy !

Mais te sens pas obligé de rester à l'écart, t'as le droit de donner ton avis aussi !

"Un artiste est toujours riche du regard des autres" !! (Nan, nan, cherche pas, elle est de moi celle-là ! Razz )

J'espère juste ne pas dénaturer le style de Karakaï par mes conseils. Difficile d'avoir la critique constructive tout en respectant l'œuvre du maître !!

Si on est plusieurs à s'exprimer de temps à autre, ça aide à garder du recul... et l'artiste ayant plusieurs avis aurait évidemment le dernier mot (ah, les droits d'auteur !! Laughing )

Donc n'hésitez pas !!
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Karakaï
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Jeu 7 Jan 2010 - 18:11

Le sois-disant Maître scribe arrive... quoi c'est pas de moi que vous parliez?

Et bien je comprend pas le côté kitch que cite baron mais si il pouvais m'éclairé...
Merci de votre fidelité!
Arloun et l'aventurier qui défonce Vastel c'est la même personne... (c'est pour gille). Et sinon Baron n'hésite pas à me critiquer. Merci encore.


Dernière édition par Karakaï le Sam 9 Jan 2010 - 21:28, édité 1 fois
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Karakaï
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Sam 9 Jan 2010 - 21:27

Bon double-post pour la bonne cause (je crois que je la dit souvent celle-là scratch )
Pas beaucoup écris depuis mais c'est déjà ça.

Duel sous les lampadaires:

Quelque chose avait heurté sa tête. Vastel se disait que les rires qui fusaient derrière lui ne présageaient rien de positif. Vastel était un homme de la cinquantaine très sérieux qui n’avait pas pris le temps de beaucoup rire dans sa vie. Ses cheveux et sa moustache bien coiffés tiraient du marron au blanc. Son visage plissé par quelques rides abritait deux yeux noirs qui en disaient long sur sa vie remplie d’événements qui lui avaient donné un caractère implacable. Il osa un coup d’œil derrière lui et comprit tout de suite qui avait lancé ce je ne sais quoi; une bande d’aventuriers, ils étaient trois, mal vêtus mais armés jusqu’aux dents. Pour Vastel, ces gens là ne sont que des mercenaires et des troubles fêtes. Il avait mieux à faire que de réprimander ces jeunes pleins de fougue qui finiraient surement leurs vies dans le ventre d’un troll ou pendus sur la place publique. Vastel se retourna et bu d’un trait sa bière dont une goutte coula de sa bouche et vint dégouliner sur son veston noir de cuir souple boutonné d’or.

- Moi, les vieux troufions de capitaine je les défonce tous les matins d’un bon coup de marteau !

A ces mots, Vastel recracha un peu de bière, se leva brusquement et se tourna vers ces bandits, goujats, mercenaires, pilleurs… Il annonça d’une voie forte:

- Alors viens gouter au fil de mon épée puisque tu es si sûr de toi !

Le sourire de l’aventurier s’effaça. Il voulait seulement titiller le chef de la garde pas le provoquer en duel. Vastel était connu pour ses prouesses au combat et personne ne l’avait jamais vaincu en duel excepté un… mais ça c’est une autre histoire. Le visage blême de peur, l’aventurier se leva et s’écria en essayant de contenir son angoisse :

- Soit, allons maintenant croiser le fer dans la rue à coté que tout le monde puisse admirer votre retraite.
- Cela sera un combat à mort, vagabond des ruines.

Il ne répondit pas mais sortit de l’auberge pour attendre le vieil homme à l’extérieur. En fait il voulait surtout éviter le regard droit et strict du capitaine plus haut que lui et parfaitement habillé.

Avant de s’engager dans l’allée le capitaine de la garde regarda une dernière fois les citoyens dans l’auberge ; ils retenaient leur souffle. Leurs yeux n’étaient qu’anxiété. Il fallait bien leur pardonner, cette ville était une paisible bourgade où le combat n’existait plus. Vastel sentit quelque chose tirer sur ses chausses. Le vieil homme baissa son regard. Une douce enfant aux cheveux miel lui tendait une rose. Il ne savait pas pourquoi ses yeux humides brouillaient les détails, il caressa ses longs cheveux, l’embrassa sur la joue et prit avec beaucoup de mal les fleurs. Des larmes coulaient sur ses joues pourtant encore rouges de colère. Craignant de s’humilier en publique, Vastel donna un violent coup de pied dans la porte et sortit dans la rue.


Le soleil venait de se coucher et les lampadaires éclairaient avec peine la rue pavée. Vastel s’avançait d’un pas lent et observait les maisons autour de lui; d’un côté une haute demeure percée de quelques fenêtres et dont le bois était sombre et les tuiles peintes en noir contrastaient avec le crépit rouge bordeaux.
De l’autre côté se trouve la taverne aux tuiles d’argile et d’un bois séché au soleil parfaitement coordonné avec le blanc du crépit. Les vitres étaient coupées en losange séparés par des tuyaux de fer. Mais une voix le sortit de ses songeries.

- Alors on n’a plus la force de combattre ? Ou bien adressais-tu tes adieux à ta chère ville ?

Il n’eut comme réponse qu’un « grumpf » de mécontentement. Vastel secoua la tête pour bien se réveiller de sa léthargie, serait-il devenu nostalgique avec l’âge ? Lui le puissant guerrier de cette ville, qui maniait comme personne le sabre ? Et voilà qu’il recommençait à parler au passé. Vastel lâcha un autre soupir d’ennui (ou un « grumpf » c’est comme vous préférez) et empoigna son sabre de sa main gauche. Le contact de cette garde en or sculptée à merveille lui redonna courage et vigueur. Pris dans son élan il commençait à enchainer des moulinets dans l’air ce qui lui donnait un air terriblement habile. Vingt-pas plus loin, la vue du changement de hargne dans les mouvements et le visage de cet homme faisait perdre son courage à l’aventurier…

Un petit vent s’était levé, la cape blanche de l’aventurier flottait à coté de lui laissant voir son attirail. Il portait une armure de cuir dont les bords sortaient inégalement de sa ceinture où pendaient deux solides lames. En les observant (car pour lui la meilleure arme de la guerre reste de connaitre son ennemi) Vastel cru voir une onde blanche traverser une des lames et d’ailleurs celle que son adversaire dégaina mais se dit que ce n’était qu’un reflet, cette arme restait inconnu. Elle était courte de 250mm et avait une forme courbée. Son manche doré ne comportait pas de garde. L’autre était simple mais bien plus longue, sa garde en bronze et sa lame en acier en faisait une très bonne épée.

L’aventurier ne lui laissa pas plus de temps car il venait de s’élancer. Déjà les fers des deux lames se croisèrent en un bruit assourdissant. Quelques fois des étincelles s’envolaient dans les airs au choc de deux si grandes forces. L’aventurier enchainait feintes, pirouettes et cris de rage tandis que Vastel, lui, parait avec souplesse. Cependant le capitaine perdait du terrain et les coups de l’aventurier redoublèrent d’ardeur. Vastel n’arrivait pas à reprendre le dessus et avait perdu tout sens du combat quand soudainement il eut un éclair de lucidité lorsque l’aventurier tenta une feinte dont il se souvint. L’aventurier avait abaissé son arme pour le frapper à la jambe gauche, Vastel para le coup de son épée mais c’était le but de la démarche car après le torse de celui-ci n’était plus protégé et l’aventurier allait remonter sa lame pour le trancher de tout son long. Mais Vastel dévia la lame du flanc droit de sa botte et en un éclair entailla le bras gauche de son adversaire. Ses yeux brillaient d’une intelligence nouvelle, la confiance remontait en lui ! Le capitaine reprenait du terrain et frappait avec une telle ardeur que l’aventurier vacillait. Des applaudissements sortaient de la taverne et de l’autre côté de la rue. Vastel reprit avec fureur ses feintes. Il abaissa son épée vers la tête en la serrant des deux mains, l’aventurier para le coup en laissant à découvert son ventre. Vastel lui asséna un violent coup de botte qui le fit reculer, puis abattit un violent coup horizontal qui ouvrit une plaie béante sur le ventre de l’aventurier. Celui-ci restait sur ses pieds mais était prêt à défaillir. Vastel reprit le combat en abattant une pluie de coups sous laquelle le pauvre adversaire finit au sol entaillé de toute part, le front perlé de sueur. Il hoquetait les poings crispés, allongé dans une mare de sang.



Un revers inattendu :

- Bien, je te laisse une once de vie car j’ai d’autres chats à fouetter que de corriger des petits aventuriers dans ton genre.

Une quinte de toux et un crachat de sang fut sa seule réponse. Il était en piteux état et le capitaine en eu presque honte mais bon, il l’avait cherché. Vastel se retourna, rangea son sabre dans un impressionnant moulinet puis repartit en direction de son domicile. Soudain des gens poussèrent un cri d’étonnement et une éclatante lumière leur brulait les yeux. La lumière venait de l’aventurier qui serrait de toutes ses forces son épée. Chaque entaille, chaque cicatrice, la moindre goûte de sang et once de fatigue disparurent de son corps. La lumière s’en alla comme elle était venue. L’épée elle, s’était transformée en tas de cendre. L’aventurier se leva et tira son autre épée de son fourreau. En une course folle et avec un cri de rage, il asséna un violent coup dans le côté du capitaine qui n’avait pas bien compris les avertissements de la peuplade autour de lui. Le capitaine surpris par la douleur soudaine ouvrit de gros yeux et cracha une gerbe de sang. Vastel se retourna et allait répliquer quand il s’effondra, épuisé. Les spectateurs surpris lâchèrent des cris de terreur en voyant leur capitaine bien-aimé se renverser.



Non loin de là, perché sur une bute à l’orée de la forêt, un urnack scrutait la paisible ville de GreyHall. Ses yeux inhabitués à la lumière eurent une douloureuse brûlure lorsque la lumière éclatante de l’aventurier illumina cette nuit sans lune. Slorgo, l’urnack quitta son poste de sentinelle et s’engagea sur un chemin sinueux qui remontait dans la Forêt des Constructeurs. Elle portait ce nom car elle poussait dans les ruines de l’ancienne ville de GreyHall détruite par le mal une centaine d’année plus tôt. Slorgo arriva à destination. Un campement en effervescence avait vu le jour dans le plus grand secret au milieu de ruines où personne ne s’aventure. Des urnacks couraient partout en apportant armes et éléments de guerre aux divers points forts du camp. Des skateurs, ces terribles humains des mers, avaient quitté les flots pour rendre service au mal en forgeant des armes dans les flammes de brasero rythmé par les coups lourds des marteaux. Leur visage dur souvent couvert de cicatrices et de tatouages. Leurs têtes étaient dégarnies de cheveux, ils portaient d’épaisses fourrures et des haches d’armes pendaient à leurs ceintures. Plus loin, des flèches plantées à leurs pieds, des renégats elfes encochaient et tiraient à une vitesse et une précision impressionnantes sur des cibles accrochées aux arbres. Ils avaient troqué leurs belles toges de vert et de blanc pour des armures de cuir souple. Sur la droite de Slorgo se tenaient des urnacks et skateurs qui s’entrainaient à la hache et l’épée courte. Debout, devant l’un d’eux à genou, se tenait dans sa fière armure, Rangak.


L’aventurier écrasa le bras du capitaine de la garde et le dépouilla de toutes ses armes qu’il jeta à ses deux amis se tenant au bord de la route. Vastel gémissait de plus belle et recracha un léger filet de sang.

- Bon je vous laisse la vie… j’ai bien d’autres choses à faire que de vous tuer dit-il en couvrant le bruit de la quinte de toux dont Vastel était prit.

Les trois aventuriers s’en allèrent en direction des écuries. Des hommes vinrent soulever Vastel et l’emmenèrent chez le médecin. Ils le déposèrent sur un lit. Le médecin commençait déjà à l’ausculter, le palper et écouter le battement de son cœur. Les femmes les lèvres pincées et les hommes le regard vide attendaient le verdict du docteur. Le visage de Vastel était troublé. Le sang sortait abondamment de sa plaie et il était souvent pris de convulsions et de frissons. Le docteur se leva. Ses cheveux gris et son visage ridé témoignaient de ses connaissances et sa sagesse. Il leva la main et allait parler. Tout le monde retenait son souffle.

- Il va s’en sortir, dans quelques jours il sera sur pied dit le docteur avec sérénité.
La foule lâcha un soupir de soulagement

- Si on allait régler son compte au sale voleur qui a fait ça à notre capitaine!

L’homme qui avait parlé était très baraqué et semblait être très influant. Déjà des hommes retroussaient leurs manches et couraient vers la zone du duel en espérant trouver l’aventurier. Ils ne savaient pas que déjà trois cavaliers encapuchonnés quittaient la ville dans l’ombre de la nuit.


Découverte de sombres desseins:

Rangak essuyait sa lame pleine de sang noir. Il venait d’exécuter un minable urnack qui avait faillit à la tâche. Ces êtres stupides quoique sanguinaires ressemblaient à des hommes. Enfin presque se dit Rangak. Ces créatures étaient plus petites que des hommes car elles avaient le dos légèrement vouté. Leurs pupilles de chat étaient d’un rouge sang et leur peau gris clair. Slorgo se dirigea vers Rangak et fit une courbette presque ridicule puis dit de sa voix enrouée et grave :

- Les hommes avoir magie, moi vu lumière magie dit Slorgo avec le peu de dialecte humain qu’il possédait.
- Cela sera à peine plus difficile répondit le chef.
- Mais Slorgo avoir vu grosse lumière.
- Tu crois que ma magie noire et mes hommes ne pourront détruire GreyHall ? hurla Rangak en créant une boule noire tourbillonnante au fond de sa paume. Croyant que sa dernière heure avait sonné, l’urnack gratta le sol de ses griffes acérées en faisant des prières aux dieux les plus sombres. Rangak était un humain. Très grand, il possédait une terrible force mais ses cicatrices et son tatouage autour de l’œil lui procuraient des pouvoirs sombres plus puissants que son épée. Il allait châtier cet insolent mais s’interrompit et posa sa main sur sa tempe. Il avait perçu grâce à sa magie, une présence dans la forêt. Il hurla des ordres aux elfes qui prirent leurs arcs et flèches et disparurent dans les arbres.

Arloun, l’aventurier inspectait les traces fraiches de Slorgo pendant que ses deux amis attachaient les chevaux à l’arbre. Ils avancèrent discrètement dans le sous bois. Une douce brise couvrait le bruit de leurs pas. Les feuilles mortes qui formaient le tapis de sol s’envolaient légèrement et venaient buter contre les jambes des aventuriers. Quelques cailloux pris dans cette danse des éléments dégringolaient le long des rochers massifs des ruines de GreyHall l’ancienne. Ces rochers ne ressemblaient plus à une ville. On croirait que c’était la nature qui avait créé ces voûtes et ces façades de maison. La mousse envahissait le moindre interstice. Des plantes grimpantes parcouraient les ruines en montant jusqu’aux fenêtres dépourvues de vitres. L’univers était merveilleux mais rappelait la terrible guerre qui eu lieu ici. Un craquement fit sortir Arloun de ses pensées. Il tourna sur lui-même. Rien. Etaissent ses amis ? Arloun en doutait. Le bruit de pas était trop régulier par rapport au faible craquement de brindilles qui signifie que des ennemis sont caché non-loin. Il fit signe à ses amis qui formèrent un triangle avec lui, observant chaque buisson, chaque rocher. D’un coup surgirent une dizaine d’elfes, arcs bandés.


L’aventurier courait partout avec ses amis et tuait, brûlait, égorgeait en ricanant de plaisir, les pauvres citoyens de Greyhall. Vastel le suivait avec le même enthousiasme et il ne savait même pas pourquoi. Puis les aventuriers se transformèrent en Am’nur, les démons du mal qui ne firent qu’une bouchée de Vastel. Soudain, Vastel se trouva devant un bébé au milieu du noir. Ce bébé, c’était lui.

-Expliquez votre présence dans les terres de Rangak cracha le chef des elfes avec une hositilité peu commune de sa race.
-Qui est ce Rangak ? répondit avec fougue le plus jeune du trio. C’était le nouveau du groupe. Fort habile à l’épée, bien bâti, il jouissait d’une surprenante force malgré sa petite taille combiné avec l’agilité que cela lui procurait.
-Rangak est le maître de ces lieux et d’ailleurs, c’est lui qui choisira votre châtiment.

Vastel prit bruyamment une grosse quantité d’air comme si il nageait depuis des heures. Il avait enfin reprit conscience. Le front perlé de sueur, Vastel respirait bruyamment en essayant de chasser les dernières images de son rêve. Il venait de se lever dans des draps blancs trempés de sueur. Après avoir bien soufflé et observé la salle qu’il reconnu immédiatement, Vastel essaya de se lever. Il poussa un cri de douleur et retomba sur son lit. Sa côte le faisait affreusement souffrir.


Les elfes marchaient en colonnes et au milieu d’eux se trouvaient les aventuriers. Leurs agresseurs avaient jugé inutile de leur prendre les armes puisque qu’ils les surveillaient et gardaient leurs flèches encochées à leurs arcs. Leur tunique noire flottait au vent parmi les feuilles mortes qui dansaient entre les hommes et les elfes. Le convoi arriva vers la ruine d’une maison qui avait dû être très solide et importante. Des mauvaises herbes poussaient entre les dalles du sol. Une belle fleur violette s’épanouissait au soleil quand une botte de cuir marron vint l’écraser avant qu’Arloun ne s’assit dessus. Le groupe venait de s’arrêter. Les elfes ne relâchèrent pas leur vigilance et tout en les encerclant ils obligèrent les trois aventuriers à s’assoir. Le chef des elfes voulait s’entretenir avec ses lieutenants.
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le baron Van Raile
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Dim 10 Jan 2010 - 0:04

bonsoir,

par kitch, j'entendais surtout cliché en fait, et je pensais entre autres au fameux doigt sur la tempe. Mon avis est que tu mêles parfaitement deux styles opposé qui fait que ce fameux geste très kitch et démodé se fond parfaitement dans le décorum.

En gros, tu arrives à faire du neuf et original avec du vieux qu'à fait ses preuves, et c'est pas donné à tout le monde. Pour preuve, il en faut pour me scotché sur un long texte devant l'écran. Je ne supporte pas ça d'habitude.

Et non, malheureusement, je ne dirais rien sur le style, je suis une vraie burne en ce qui concerne l'écriture. C'est d'ailleurs ce qui me manque le plus dans mes projets de créations et de campagne. Mais si j'ai un avis, je n'hésiterais pas à le donner bien sur.

Continues, je suis vraiment curieux de savoir où cela va mener.

Juls
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Gilles Fournaises
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Dim 10 Jan 2010 - 9:16

jocolor hello jocolor

C'est de mieux en mieux ce que tu nous "ponds" !!
je veux dire que ton style est régulier, ET cohérent d'un paragraphe à un autre. C'est très bien ! Wink

Pour être honnête, comme je manque de temps (demain résultat d'exam, si c'est ok j'ai des oraux pour fin de semaine), je n'ai relu "sérieusement" qu'à partir du titre "découverte de sombres desseins" Rolling Eyes, donc si tu veux nous soumettre des modif de tes premiers paragraphes, je te propose de faire ressortir (en les soulignant, ou en gras, ou en italique) les expressions ou paragraphes que tu modifierais à ce niveau, ça te vas ?

Donc, s'agissant de ce que j'ai relu :

Citation :
Un craquement fit sortir Arloun de ses pensées. Il tourna sur lui-même. Rien. Etaissent ses amis ? Arloun en doutait. Le bruit de pas était trop régulier par rapport au faible craquement de brindilles qui signifie que des ennemis sont caché non-loin. Il fit signe à ses amis qui formèrent un triangle avec lui, observant chaque buisson, chaque rocher. D’un coup surgirent une dizaine d’elfes, arcs bandés.

Ce paragraphe est GENIAL maintenant!

Citation :
Vastel prit bruyamment une grosse quantité d’air comme si il nageait depuis des heures. Il avait enfin reprit conscience. Le front perlé de sueur, Vastel respirait bruyamment en essayant de chasser les dernières images de son rêve. Il venait de se lever dans des draps blancs trempés de sueur. Après avoir bien soufflé et observé la salle qu’il reconnu immédiatement, Vastel essaya de se lever. Il poussa un cri de douleur et retomba sur son lit. Sa côte le faisait affreusement souffrir.

Celui-aussi !! j'apporte cependant une réserve : tu dis que Vastel reconnu "immédiatement" la salle... mais ne précise rien d'autre !! Alors, à mon sens :
- soit tu insères une précision, genre "la salle DE L'ABBAYE/ DE LA COMMANDERIE...(etc...) qu'il reconnu immédiatement" ;
- soit tu ne précises pas qu'il la reconnait, on reste dans le "flou" acceptable vu qu'il est dans le coton...
Mais pour l'instant, il manque un truc, le lecteur est un peu en attente du "fond d'écran" pour imaginer la scène au delà du lit...


Citation :
Des mauvaises herbes poussaient entre les dalles du sol. Une belle fleur violette s’épanouissait au soleil quand une botte de cuir marron vint l’écraser avant qu’Arloun ne s’assit dessus. Le groupe venait de s’arrêter. Les elfes ne relâchèrent pas leur vigilance et tout en les encerclant ils obligèrent les trois aventuriers à s’assoir. Le chef des elfes voulait s’entretenir avec ses lieutenants.

Ce dernier paragraphe est très prometteur! J'aime beaucoup! Sale temps pour les violettes Laughing !!

Toutefois, la réaction de cette expression " s’épanouissait au soleil quand une botte de cuir marron vint " semble un peu maladroite. Je m'explique.

Tu te rappelles le truc de la cohérence des temps ?
Une action qui se "déroule" se dit au passé si elle a débuté dans le passé et a continué à se dérouler pendant un certain temps. Dans un paragraphe descriptif, TOUTES les émotions/ évènement/ choses sont donc décrites généralement au passé, puisque ces choses ne "bougent" pas en ce moment.

Dans ton récit, jusque là t'as tout bon : "une fleur violette s'épanouissait au soleil" . C'est tout à fait bien dit.
La fleur est une plante: l'action d'une plante est quasi imperceptible dans l'espace-temps perçu par l'homme (les plantes ne perçoivent certainement pas l'écoulement du temps de la même façon que l'homme).

Mais ça coince à mon avis, avec l'arrivée du "Quand une botte de cuire marron vint"
Ok, tu es toujours dans le passé descriptif et tu as bien utilisé un temps passé (passé simple), la cohérence des temps est respectée sur ce point.
Mais l'emploi du mot "QUAND" (un adverbe? je sais jamais ces truc Rolling Eyes ) a le même effet que l'usage du présent : le lecteur est propulsé par une action rapide. Ce qu'en l'espèce tu voulais effectivement obtenir comme effet, pour le côté "scratsh " brutal de la botte qui écrase.

Mais pour le coup ça colle plus avec "l'action" de la fleur qui était "en train de" s'épanouir. Dans le style ça coince parce que, finalement avec l'utilisation de se "quand" tu créé un lien entre les deux idées, lequel lien fait que l'action de la fleur est elle-même est rendue plus rapide... ce qui parait pas possible pour une plante Laughing
Je sais pas si je suis très clair (et pas trop long ? Razz j'ai tendance à m'étaler ... droit au but connait pas Laughing )

Bref, pour donner le même effet sans que ta plante sorte du sol et fasse des risettes de façon flash, tu peux à mon sens tout simplement écourter (comme d'hab Razz ) la phrase et remplacer le "quand" par un point.

De cette façon, le lecteur termine dans son esprit l'image bucolico-romantique d'une zolie fleur qui s'épanouit drunken , et comme la phrase est courte, il passe "vite" à l'émotion suivante. L'emploi du passé simple puis du - non je ne rêve pas Shocked , le Beschrell ne saurait mentir- du subjonctif présent (!!) dans la fin de phrase "une botte de cuir marron vint l’écraser avant qu’Arloun ne s’assit * dessus."

* en fait on dit "qu'il ne s'asseye" ou bien "qu'il ne s'assoit", d'après le Beschrell (format de pocche 3€)

Pour finir, je pense que si tu annonces déjà qu'Alourn s'est assit, tu devrais, toujours par soucis de cohérence, éviter de les faire se rassoir par ordre des elfes. Y'a qu'à les faire "patienter en silence "par exemple...

Ceux sont de grandes explications pour de petits ajustements, alors continue, l'impression globale est très bonne !!


VOili voilou !
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Karakaï
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MessageSujet: Re: Autre passion...   Dim 10 Jan 2010 - 14:21

Merci merci encore. Et en espérand combler votre faim de lire je vous post la suite! cheers
Citation :

il en faut pour me scotché sur un long texte devant l'écran. Je ne supporte pas ça d'habitude.

Merci, En tout cas mon texte plait, c'est déjà bien.
Merci aussi gille pour tes conseils très inttérésants et constructif.


Duel sous les lampadaires:


Quelque chose avait heurté sa tête. Vastel se disait que les rires qui fusaient derrière lui ne présageaient rien de positif. Vastel était un homme de la cinquantaine très sérieux qui n’avait pas pris le temps de beaucoup rire dans sa vie. Ses cheveux et sa moustache bien coiffés tiraient du marron au blanc. Son visage plissé par quelques rides abritait deux yeux noirs qui en disaient long sur sa vie remplie d’événements qui lui avaient donné un caractère implacable. Il osa un coup d’œil derrière lui et comprit tout de suite qui avait lancé ce je ne sais quoi; une bande d’aventuriers, ils étaient trois, mal vêtus mais armés jusqu’aux dents. Pour Vastel, ces gens là ne sont que des mercenaires et des troubles fêtes. Il avait mieux à faire que de réprimander ces jeunes pleins de fougue qui finiraient surement leurs vies dans le ventre d’un troll ou pendus sur la place publique. Vastel se retourna et bu d’un trait sa bière dont une goutte coula de sa bouche et vint dégouliner sur son veston noir de cuir souple boutonné d’or.

- Moi, les vieux troufions de capitaine je les défonce tous les matins d’un bon coup de marteau !

A ces mots, Vastel recracha un peu de bière, se leva brusquement et se tourna vers ces bandits, goujats, mercenaires, pilleurs… Il annonça d’une voie forte:

- Alors viens gouter au fil de mon épée puisque tu es si sûr de toi !

Le sourire de l’aventurier s’effaça. Il voulait seulement titiller le chef de la garde pas le provoquer en duel. Vastel était connu pour ses prouesses au combat et personne ne l’avait jamais vaincu en duel excepté un… mais ça c’est une autre histoire. Le visage blême de peur, l’aventurier se leva et s’écria en essayant de contenir son angoisse :

- Soit, allons maintenant croiser le fer dans la rue à coté que tout le monde puisse admirer votre retraite.
- Cela sera un combat à mort, vagabond des ruines.

Il ne répondit pas mais sortit de l’auberge pour attendre le vieil homme à l’extérieur. En fait il voulait surtout éviter le regard droit et strict du capitaine plus haut que lui et parfaitement habillé.

Avant de s’engager dans l’allée le capitaine de la garde regarda une dernière fois les citoyens dans l’auberge ; ils retenaient leur souffle. Leurs yeux n’étaient qu’anxiété. Il fallait bien leur pardonner, cette ville était une paisible bourgade où le combat n’existait plus. Vastel sentit quelque chose tirer sur ses chausses. Le vieil homme baissa son regard. Une douce enfant aux cheveux miel lui tendait une rose. Il ne savait pas pourquoi ses yeux humides brouillaient les détails, il caressa ses longs cheveux, l’embrassa sur la joue et prit avec beaucoup de mal les fleurs. Des larmes coulaient sur ses joues pourtant encore rouges de colère. Craignant de s’humilier en publique, Vastel donna un violent coup de pied dans la porte et sortit dans la rue.


Le soleil venait de se coucher et les lampadaires éclairaient avec peine la rue pavée. Vastel s’avançait d’un pas lent et observait les maisons autour de lui; d’un côté une haute demeure percée de quelques fenêtres et dont le bois était sombre et les tuiles peintes en noir contrastaient avec le crépit rouge bordeaux.
De l’autre côté se trouve la taverne aux tuiles d’argile et d’un bois séché au soleil parfaitement coordonné avec le blanc du crépit. Les vitres étaient coupées en losange séparés par des tuyaux de fer. Mais une voix le sortit de ses songeries.

- Alors on n’a plus la force de combattre ? Ou bien adressais-tu tes adieux à ta chère ville ?

Il n’eut comme réponse qu’un « grumpf » de mécontentement. Vastel secoua la tête pour bien se réveiller de sa léthargie, serait-il devenu nostalgique avec l’âge ? Lui le puissant guerrier de cette ville, qui maniait comme personne le sabre ? Et voilà qu’il recommençait à parler au passé. Vastel lâcha un autre soupir d’ennui (ou un « grumpf » c’est comme vous préférez) et empoigna son sabre de sa main gauche. Le contact de cette garde en or sculptée à merveille lui redonna courage et vigueur. Pris dans son élan il commençait à enchainer des moulinets dans l’air ce qui lui donnait un air terriblement habile. Vingt-pas plus loin, la vue du changement de hargne dans les mouvements et le visage de cet homme faisait perdre son courage à l’aventurier…

Un petit vent s’était levé, la cape blanche de l’aventurier flottait à coté de lui laissant voir son attirail. Il portait une armure de cuir dont les bords sortaient inégalement de sa ceinture où pendaient deux solides lames. En les observant (car pour lui la meilleure arme de la guerre reste de connaitre son ennemi) Vastel cru voir une onde blanche traverser une des lames et d’ailleurs celle que son adversaire dégaina mais se dit que ce n’était qu’un reflet, cette arme restait inconnu. Elle était courte de 250mm et avait une forme courbée. Son manche doré ne comportait pas de garde. L’autre était simple mais bien plus longue, sa garde en bronze et sa lame en acier en faisait une très bonne épée.

L’aventurier ne lui laissa pas plus de temps car il venait de s’élancer. Déjà les fers des deux lames se croisèrent en un bruit assourdissant. Quelques fois des étincelles s’envolaient dans les airs au choc de deux si grandes forces. L’aventurier enchainait feintes, pirouettes et cris de rage tandis que Vastel, lui, parait avec souplesse. Cependant le capitaine perdait du terrain et les coups de l’aventurier redoublèrent d’ardeur. Vastel n’arrivait pas à reprendre le dessus et avait perdu tout sens du combat quand soudainement il eut un éclair de lucidité lorsque l’aventurier tenta une feinte dont il se souvint. L’aventurier avait abaissé son arme pour le frapper à la jambe gauche, Vastel para le coup de son épée mais c’était le but de la démarche car après le torse de celui-ci n’était plus protégé et l’aventurier allait remonter sa lame pour le trancher de tout son long. Mais Vastel dévia la lame du flanc droit de sa botte et en un éclair entailla le bras gauche de son adversaire. Ses yeux brillaient d’une intelligence nouvelle, la confiance remontait en lui ! Le capitaine reprenait du terrain et frappait avec une telle ardeur que l’aventurier vacillait. Des applaudissements sortaient de la taverne et de l’autre côté de la rue. Vastel reprit avec fureur ses feintes. Il abaissa son épée vers la tête en la serrant des deux mains, l’aventurier para le coup en laissant à découvert son ventre. Vastel lui asséna un violent coup de botte qui le fit reculer, puis abattit un violent coup horizontal qui ouvrit une plaie béante sur le ventre de l’aventurier. Celui-ci restait sur ses pieds mais était prêt à défaillir. Vastel reprit le combat en abattant une pluie de coups sous laquelle le pauvre adversaire finit au sol entaillé de toute part, le front perlé de sueur. Il hoquetait les poings crispés, allongé dans une mare de sang.


Un revers inattendu :


- Bien, je te laisse une once de vie car j’ai d’autres chats à fouetter que de corriger des petits aventuriers dans ton genre.

Une quinte de toux et un crachat de sang fut sa seule réponse. Il était en piteux état et le capitaine en eu presque honte mais bon, il l’avait cherché. Vastel se retourna, rangea son sabre dans un impressionnant moulinet puis repartit en direction de son domicile. Soudain des gens poussèrent un cri d’étonnement et une éclatante lumière leur brulait les yeux. La lumière venait de l’aventurier qui serrait de toutes ses forces son épée. Chaque entaille, chaque cicatrice, la moindre goûte de sang et once de fatigue disparurent de son corps. La lumière s’en alla comme elle était venue. L’épée elle, s’était transformée en tas de cendre. L’aventurier se leva et tira son autre épée de son fourreau. En une course folle et avec un cri de rage, il asséna un violent coup dans le côté du capitaine qui n’avait pas bien compris les avertissements de la peuplade autour de lui. Le capitaine surpris par la douleur soudaine ouvrit de gros yeux et cracha une gerbe de sang. Vastel se retourna et allait répliquer quand il s’effondra, épuisé. Les spectateurs surpris lâchèrent des cris de terreur en voyant leur capitaine bien-aimé se renverser.



Non loin de là, perché sur une bute à l’orée de la forêt, un urnack scrutait la paisible ville de GreyHall. Ses yeux inhabitués à la lumière eurent une douloureuse brûlure lorsque la lumière éclatante de l’aventurier illumina cette nuit sans lune. Slorgo, l’urnack quitta son poste de sentinelle et s’engagea sur un chemin sinueux qui remontait dans la Forêt des Constructeurs. Elle portait ce nom car elle poussait dans les ruines de l’ancienne ville de GreyHall détruite par le mal une centaine d’année plus tôt. Slorgo arriva à destination. Un campement en effervescence avait vu le jour dans le plus grand secret au milieu de ruines où personne ne s’aventure. Des urnacks couraient partout en apportant armes et éléments de guerre aux divers points forts du camp. Des skateurs, ces terribles humains des mers, avaient quitté les flots pour rendre service au mal en forgeant des armes dans les flammes de brasero rythmé par les coups lourds des marteaux. Leur visage dur souvent couvert de cicatrices et de tatouages. Leurs têtes étaient dégarnies de cheveux, ils portaient d’épaisses fourrures et des haches d’armes pendaient à leurs ceintures. Plus loin, des flèches plantées à leurs pieds, des renégats elfes encochaient et tiraient à une vitesse et une précision impressionnantes sur des cibles accrochées aux arbres. Ils avaient troqué leurs belles toges de vert et de blanc pour des armures de cuir souple. Sur la droite de Slorgo se tenaient des urnacks et skateurs qui s’entrainaient à la hache et l’épée courte. Debout, devant l’un d’eux à genou, se tenait dans sa fière armure, Rangak.


L’aventurier écrasa le bras du capitaine de la garde et le dépouilla de toutes ses armes qu’il jeta à ses deux amis se tenant au bord de la route. Vastel gémissait de plus belle et recracha un léger filet de sang.

- Bon je vous laisse la vie… j’ai bien d’autres choses à faire que de vous tuer dit-il en couvrant le bruit de la quinte de toux dont Vastel était prit.

Les trois aventuriers s’en allèrent en direction des écuries. Des hommes vinrent soulever Vastel et l’emmenèrent chez le médecin. Ils le déposèrent sur un lit. Le médecin commençait déjà à l’ausculter, le palper et écouter le battement de son cœur. Les femmes les lèvres pincées et les hommes le regard vide attendaient le verdict du docteur. Le visage de Vastel était troublé. Le sang sortait abondamment de sa plaie et il était souvent pris de convulsions et de frissons. Le docteur se leva. Ses cheveux gris et son visage ridé témoignaient de ses connaissances et sa sagesse. Il leva la main et allait parler. Tout le monde retenait son souffle.

- Il va s’en sortir, dans quelques jours il sera sur pied dit le docteur avec sérénité.
La foule lâcha un soupir de soulagement

- Si on allait régler son compte au sale voleur qui a fait ça à notre capitaine!

L’homme qui avait parlé était très baraqué et semblait être très influant. Déjà des hommes retroussaient leurs manches et couraient vers la zone du duel en espérant trouver l’aventurier. Ils ne savaient pas que déjà trois cavaliers encapuchonnés quittaient la ville dans l’ombre de la nuit.

Découverte de sombres desseins:


Rangak essuyait sa lame pleine de sang noir. Il venait d’exécuter un minable urnack qui avait faillit à la tâche. Ces êtres stupides quoique sanguinaires ressemblaient à des hommes. Enfin presque se dit Rangak. Ces créatures étaient plus petites que des hommes car elles avaient le dos légèrement vouté. Leurs pupilles de chat étaient d’un rouge sang et leur peau gris clair. Slorgo se dirigea vers Rangak et fit une courbette presque ridicule puis dit de sa voix enrouée et grave :

- Les hommes avoir magie, moi vu lumière magie dit Slorgo avec le peu de dialecte humain qu’il possédait.
- Cela sera à peine plus difficile répondit le chef.
- Mais Slorgo avoir vu grosse lumière.
- Tu crois que ma magie noire et mes hommes ne pourront détruire GreyHall ? hurla Rangak en créant une boule noire tourbillonnante au fond de sa paume. Croyant que sa dernière heure avait sonné, l’urnack gratta le sol de ses griffes acérées en faisant des prières aux dieux les plus sombres. Rangak était un humain. Très grand, il possédait une terrible force mais ses cicatrices et son tatouage autour de l’œil lui procuraient des pouvoirs sombres plus puissants que son épée. Il allait châtier cet insolent mais s’interrompit et posa sa main sur sa tempe. Il avait perçu grâce à sa magie, une présence dans la forêt. Il hurla des ordres aux elfes qui prirent leurs arcs et flèches et disparurent dans les arbres.


Arloun, l’aventurier inspectait les traces fraiches de Slorgo pendant que ses deux amis attachaient les chevaux à l’arbre. Ils avancèrent discrètement dans le sous bois. Une douce brise couvrait le bruit de leurs pas. Les feuilles mortes qui formaient le tapis de sol s’envolaient légèrement et venaient buter contre les jambes des aventuriers. Quelques cailloux pris dans cette danse des éléments dégringolaient le long des rochers massifs des ruines de GreyHall l’ancienne. Ces rochers ne ressemblaient plus à une ville. On croirait que c’était la nature qui avait créé ces voûtes et ces façades de maison. La mousse envahissait le moindre interstice. Des plantes grimpantes parcouraient les ruines en montant jusqu’aux fenêtres dépourvues de vitres. L’univers était merveilleux mais rappelait la terrible guerre qui eu lieu ici. Un craquement fit sortir Arloun de ses pensées. Il tourna sur lui-même. Rien. était-ce ses amis ? Arloun en doutait. Le bruit de pas était trop régulier par rapport au faible craquement de brindilles qui signifie que des ennemis sont caché non-loin. Il fit signe à ses amis qui formèrent un triangle avec lui, observant chaque buisson, chaque rocher. D’un coup surgirent une dizaine d’elfes, arcs bandés.



L’aventurier courait partout avec ses amis et tuait, brûlait, égorgeait en ricanant de plaisir, les pauvres citoyens de Greyhall. Vastel le suivait avec le même enthousiasme et il ne savait même pas pourquoi. Puis les aventuriers se transformèrent en Am’nur, les démons du mal qui ne firent qu’une bouchée de Vastel. Soudain, Vastel se trouva devant un bébé au milieu du noir. Ce bébé, c’était lui.





-Expliquez votre présence dans les terres de Rangak cracha le chef des elfes avec une hositilité peu commune de sa race.
-Qui est ce Rangak ? répondit avec fougue le plus jeune du trio. C’était le nouveau du groupe. Fort habile à l’épée, bien bâti, il jouissait d’une surprenante force malgré sa petite taille combiné avec l’agilité que cela lui procurait.
-Rangak est le maître de ces lieux et d’ailleurs, c’est lui qui choisira votre châtiment.





Vastel prit bruyamment une grosse quantité d’air comme si il nageait depuis des heures. Il avait enfin reprit conscience. Le front perlé de sueur, Vastel respirait bruyamment en essayant de chasser les dernières images de son rêve. Il venait de se lever dans des draps blancs trempés de sueur. Après avoir bien soufflé et observé la salle du medecin qu’il reconnu immédiatement, Vastel essaya de se lever. Il poussa un cri de douleur et retomba sur son lit. Sa côte le faisait affreusement souffrir.



Les elfes marchaient en colonnes et au milieu d’eux se trouvaient les aventuriers. Leurs agresseurs avaient jugé inutile de leur prendre les armes puisque qu’ils les surveillaient et gardaient leurs flèches encochées à leurs arcs. Leur tunique noire flottait au vent parmi les feuilles mortes qui dansaient entre les hommes et les elfes. Le convoi arriva vers la ruine d’une maison qui avait dû être très solide et importante. Des mauvaises herbes poussaient entre les dalles du sol. Une belle fleur violette s’épanouissait au soleil. Une botte de cuir marron vint l’écraser avant qu’Arloun ne s’assit dessus. Le groupe venait de s’arrêter. Les elfes ne relâchèrent pas leur vigilance et tout en les encerclant ils obligèrent les trois aventuriers à garder le silence. Le chef des elfes voulait s’entretenir avec ses lieutenants. Il ne portait pas de capuchon noir comme les autres. Ses cheveux blancs tombaient sur ses épaules. Son regard cruel était peu connu chez les elfes mais ceux là sont des traitres. Il discuta longuement en elfique pour que les aventuriers ne le comprennent pas. Puis il se dirigea vers les trois humains, les observa longuement. Il cracha au plus jeune des trois :

- Lève-toi que tes amis voyent la puissance de Rangak et ses hommes !
- D’abord répondez à mes questions ! dit-il en se levant.
- Très bien, de toute façon vous allez mourir !
- Pourquoi Rangak se cache-t-il dans la forêt ? Qui est Rangak ? Est-ce un elfe ? Que manigance-t-il ? dit l’aventurier avec une fermeté et un courage inébranlable.
- Rangak est Am’nur qui monte une armée pour mettre à feu et à sang le monde libre !
- Et pourquoi vous alliez-vous …

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’une sphère violette gorgée d’électricité vint s’abattre sur lui. Le corps du jeune homme, électrocuté et blessé à mort fût projeté contre un mur de la ruine. Aussitôt, Arloun se leva et d’un coup décapita le chef des elfes. Les archers envoyèrent une volée de flèches qui atterrirent dans leur chef ! Arloun avait utilisé le corps comme bouclier et déjà lui et son compagnon s’élancèrent pour en finir avec les elfes.

Le médecin donnait les dernières indications à Vastel pour bien terminer sa guérison. Vastel revêtit avec fierté son uniforme de capitaine de la garde, accrochant ses magnifiques médailles traduisant des années de service. Il raconte son mauvais rêve à l’homme le plus sage et le meilleur herboriste de Greyhall. Le docteur le rassura et lui donna ses antibiotiques, des fleurs au goût ignoble mais très fortifiantes. Enfin, Vastel salua le médecin et retourna au soleil. Les villageois l’acclamèrent et les femmes vinrent lui donner des fleurs. Vastel ne savait que dire à ces habitants si fidèles. Il leur sourit et se dirigea avec eux vers la taverne pour fêter sa guérison.

- Ils ne savent pas qui c’est qui fait tout ça et à la moindre occasion ils vont se gorger de bière marmonna le médecin.

Il caressa sa barbe blanche et rentra chez lui. Le rêve de Vastel l’intriguait. Il monta les escaliers vers sa bibliothèque. Il sortit des grimoires sur les Am’nurs et les déposa sur sa table. Il allait passer la journée à décortiquer tout ça. De toute façon il n’avait pas de patient pour l’instant.



Arloun meurtrît les jambes de l’elfe et effectua un tour sur lui-même avant d’asséner le coup fatal à son adversaire à qui il arracha une invraisemblable quantité de sang. L’elfe s’effondra dans une flaque de sang parmi ses frères cruellement exécutés. Arloun rejoint son compagnon qui avait reçu quelques blessures durant le combat. Ils s’agenouillèrent devant le corps de leur plus jeune frère d’arme. Ils ne purent s’empêcher de verser des larmes à coté de son corps meurtrît. Le vent envoya quelques feuilles sur le cadavre pour compatir à leur sort. Les nuages couvrèrent le ciel. C’est sous une pluie battante qu’ils déposèrent le corps si paisible de leur ami dans un creux du sol. Après avoir déposé son épée ave lui et lui dire un dernier au revoir. Arloun reboucha le trou. Ils pleurèrent une dernière fois tant de courage et de force détruit en si peu de temps et partir vers Greyhall l’actuelle.




Triste retour :


- Trois cavaliers à la porte de la ville héla le garde posté sur la tour de garde de la porte nord.

Vastel qui prennait l’air sur les remparts reconnu tout de suite qui étaient ces trois cavaliers.



tremblé Humain... Karakaï vous resèrve une histoire plein d'émotion
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